Train – Les droits des passagers
Attiré par un prix promotionnel, par commodité ou geste écologique, vous avez choisi de voyager en train. Toutefois, votre transport peut être perturbé (train annulé, bagage oublié, chute, etc.).
En tant que voyageur, vous avez des droits. L’UFC-Que Choisir vous propose de faire le point sur la réglementation à travers 6 questions.
1. La SNCF m’a informé à midi par SMS que mon train de ce soir était annulé. Doit-elle me proposer un réacheminement ?
2. J’ai raté ma correspondance car mon train Intercités est arrivé en retard. J’ai dû louer une voiture pour me rendre à destination. Puis-je être remboursé de mes frais ?
3. J’ai raté mon vol car le TGV Ouigo que j’ai réservé pour me rendre à l’aéroport est arrivé en retard. Puis-je obtenir de la SNCF le remboursement de mon billet d’avion ?
4. J’ai oublié dans un TGV Inoui un petit sac à dos sous mon siège. Il n’a pas été retrouvé à l’arrivée. Ai-je un recours contre la SNCF ?
5. Un contrôleur de la SNCF m’a mis une amende car mon billet était pour le train précédent. Ayant un abonnement, j’ai refusé de la régler à bord. Puis-je la contester ?
6. J’ai chuté en descendant du TER. J’ai été hospitalisé et mes vacances ont été gâchées. Puis-je obtenir une indemnisation de la SNCF ?
Retrouvez également des informations sur les points suivants dans la partie « Le saviez-vous ? » :
- La prescription des actions en justice des voyageurs
- La médiation SNCF Voyageurs
- Un billet électronique contrôlable à tout moment
- Pensez à utiliser le billet de congé annuel de la SNCF !
Enfin dans notre rubrique « Que Choisir pour demain », vous pourrez accéder aux informations complémentaires suivantes :
- Prenez le train : c’est bon pour la planète !
- Mobilité verte : emporter votre vélo dans le train
- Les demandes de l’UFC-Que Choisir
Ce que votre banque peut faire… ou pas
Entre obligations légales et pratiques bancaires parfois opaques, les relations entre clients et banques suscitent de nombreuses interrogations, voire donnent lieu à des litiges. Relevés de compte, contestation d’opérations, demandes de justificatifs, frais en cas de décès ou de découvert…
Quels sont vos droits ? L’UFC-Que Choisir vous propose de faire un point sur la réglementation et de tester vos connaissances à travers 6 questions.
1. Ma banque peut-elle m’imposer de consulter mes relevés de compte sur Internet ?
2. Puis-je contester une opération de paiement auprès de ma banque n’importe quand ?
3. Ma banque me demande des renseignements que je trouve intrusifs (identité, ressources…) en invoquant la lutte contre le blanchiment d’argent. Dois-je répondre ?
4. Un proche est décédé. Sa banque a facturé des frais à ses héritiers pour clôturer son compte. Est-ce normal ?
5. En cas de découvert bancaire, est-ce que j’aurai des frais ?
6. En cas de faillite des banques, l’argent de mon compte courant est-il protégé ?
Retrouvez également des informations sur les points suivants dans la partie « Le saviez-vous ? » :
- L’offre spécifique pour la clientèle fragile (OCF)
- La mobilité bancaire
- La médiation et le signalement à l’ACPR
- Fraude bancaire : les démarches à effectuer
Enfin dans notre rubrique « Que Choisir pour demain », vous pourrez accéder aux informations complémentaires suivantes :
- Les banques, les placements verts, l’éthique et la protection de l’environnement
- L’UFC-Que choisir mobilisée contre l’écoblanchiment dit « Greenwashing »
Acheter un produit en ligne est devenue une habitude
Pourtant, des difficultés peuvent survenir : retard de livraison, absence de prestation, facturation erronée, prélèvements indus, arnaque, impossibilité de joindre le vendeur… Pour défendre vos droits, plusieurs solutions existent. Cependant, il peut y avoir des problèmes : le colis arrive en retard, n’arrive pas, le produit est cassé ou différent de ce que vous avez commandé, la facture est fausse ou un paiement a été pris sans votre accord, une arnaque (quelqu’un essaie de vous tromper), le vendeur ne répond pas …
Premiers conseils pour agir :
Essayez de régler le problème avec le vendeur : téléphonez ou envoyez un message sur le site, expliquez le problème : colis non reçu, produit cassé, facture fausse… Dites ce que vous voulez : remboursement, échange, réparation.
Si le vendeur ne répond pas : envoyez lui un courrier recommandé avec avis de réception.
Gardez toujours : la confirmation de commande et la facture, les messages avec le vendeur, des photos du produit et du colis, les preuves de paiement et le suivi du colis. Après un achat en ligne, vous pouvez annuler votre achat pendant 14 jours, Exceptions : les produits personnalisés, la nourriture, les journaux, des billets datés…
Vous pouvez signaler un vendeur qui ne respecte pas les règles :
En France : SignalConso : pour les problèmes avec une entreprise ou masecurite.interieur.gouv.fr : pour signaler un faux site ou une arnaque
Autres sites : Pharos : pour signaler un contenu interdit Thésée : pour signaler une escroquerie en ligne
https://www.economie.gouv.fr/particuliers/mes-droits-conso/gerer-un-litige/achats-et-services-en-ligne-6-conseils-en-cas-de-litige?
Vos virements bancaires risquent de ne plus passer
Une nouvelle obligation pesant sur les banques va déclencher de nouveaux messages lors de l’ajout d’un bénéficiaire ou d’un virement. Décryptage.
Depuis le 9 octobre, le virement que vous effectuez habituellement pour votre enfant, pour régler un abonnement, votre bailleur ou encore votre opérateur téléphonique, pourrait bien se solder par un message d’erreur… et vous donner des sueurs froides ! Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle règlementation européenne entre en vigueur. Elle oblige les banques à vérifier automatiquement les bénéficiaires d’un virement. Sur le principe, c’est plutôt une bonne nouvelle, mais concrètement, cela risque de déclencher la réception d’alertes en série.
Ce sera le cas par exemple, si au lieu d’avoir saisi les nom et prénom de votre enfant, vous avez inscrit son surnom, ou encore si à la place du nom de l’entreprise vous avez indiqué «loyer» ou «électricité». Bref, préparez-vous à recevoir des messages inhabituels de votre banque au moment d’effectuer un virement.
Attention ! Ce système de vérification ne s’applique qu’aux bénéficiaires de virements dont le compte bancaire est domicilié dans la zone euro dans un premier temps.
https://www.60millions-mag.com/2025/10/06/pourquoi-vos-virements-bancaires-risquent-de-ne-plus-passer
Peut-on résilier son assurance automobile ? Et dans quel cas ?
Hausse tarifaire, vol…
Ces événements ne permettent pas forcément de résilier l’assurance de sa voiture. Mais il existe de nombreux autres motifs.
Depuis la loi Hamon, entrée en vigueur en 2014, il est possible de résilier, à tout moment, son contrat d’assurance automobile après la première année de souscription. Seule exception : si vous avez souscrit un contrat dans le cadre professionnel.
Attention cependant : Il faut d’abord trouver une nouvelle compagnie d’assurances.
L’assurance automobile étant obligatoire, mieux vaut ne pas adresser vous-même la demande de résiliation à votre assureur au risque de vous retrouver non assuré si vous tardez à souscrire un nouveau contrat. C’est votre nouvelle assurance qui se chargera de la résiliation de votre ancien contrat auprès de l’ancienne.
Nos besoins en eau pourraient doubler d’ici 2050 !
France Stratégie évalue la consommation future, si le réchauffement climatique s’intensifie et si les usages actuels perdurent.
L’augmentation des besoins d’irrigation interroge.
En dix ans, l’eau douce renouvelable en France a diminué de 14 %. Avec un climat qui se réchauffe progressivement, faut-il craindre une intensification des conflits d’usage à l’avenir ?
Dans un rapport France Stratégie trace des besoins en eau en France d’ici à 2050. Avec l’objectif de prévoir, les besoins des consommateurs : élevage, irrigation, énergie, industrie, activités tertiaires, navigation et besoins en eau de la population.
À quoi correspondent les scénarios étudiés ? Le premier, dit «tendanciel», correspond à la poursuite des usages actuels, sans limites. Le deuxième simule la mise en place de «politiques publiques» : réutilisation des eaux usées, réduction des fuites… Le troisième, «de rupture», anticipe à tous les niveaux une sobriété et une efficacité accrue. Que montrent les projections ? Avec un réchauffement de 2,4°C entre 2040 et 2060, les consommations pourraient grimper de 102 % sans changement de modèle et de 72 % dans le cadre de politiques publiques.
Le scénario de rupture limiterait la hausse à 10 %, mais avec de fortes disparités régionales.
Attention au démarchage à domicile !
Travaux de rénovation énergétique
L’ampleur des litiges impose son interdiction !
Une analyse effectuée par l’UFC-Que Choisir d’un millier de litiges individuels traités par ses associations locales démontre l’ampleur des pratiques nocives adoptées par certains professionnels de la rénovation énergétique dans le cadre de démarchages à domicile, et leurs conséquences désastreuses. Frappant notamment des personnes vulnérables, cibles privilégiées d’arnaques, ce démarchage constitue un procédé commercial délétère qui doit prendre fin. L’UFC-Que Choisir appelle en conséquence les Sénateurs et Sénatrices à interdire le démarchage physique relatif aux travaux de rénovation énergétique dans le cadre de la loi sur la fraude aux aides publiques examinée cette semaine.
L’UFC-Que Choisir accompagne de longue date les consommateurs et consommatrices en proie avec des pratiques déviantes de démarchages à leur domicile, particulièrement fréquentes dans le domaine de la rénovation énergétique. Les litiges individuels traités par ses associations locales témoignent d’un phénomène massif d’arnaques dont sont victimes les personnes démarchées sous couvert de rénovation énergétique.
Vos données personnelles : comment faire pour les effacer ?
Je me suis inscrite sur un site, comment faire pour obtenir l’effacement de mes données ?
Que ce soit une photo partagée en ligne, des informations collectées par un site marchand, une application ou un site de rencontres, vous avez le droit de demander l’effacement de vos données personnelles.
D’abord, adressez votre demande directement au responsable de traitement des données personnelles de l’enrepris ou à son délégué à la protection des données personnelles appelé aussi DPO (Data Protection Officer) s’il en a désigné un. Si vous ne trouvez pas ses coordonnées, contactez le service client. Faites cette demande par écrit, par mail, par courrier, ou par le formulaire en ligne, s’il existe.
Les coordonnées du responsable de traitement ou du DPO se trouvent souvent tout en bas du site, sous des onglets comme « Données personnelles », « Mentions légales » ou encore « Vie privée ». Si vous ne les trouvez pas, la CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés, dispose d’un moteur de recherche pour accéder à ces informations.
Dans votre demande, soyez précis, expliquez bien quelles données vous souhaitez voir effacer : photos, adresse, informations sur votre identité…
Surtout, gardez une copie de votre demande comme preuve.
Le DPO dispose d’un délai maximal d’un mois pour répondre, pouvant aller jusqu’à 3 mois en cas de demande complexe. Si certaines données ne peuvent être effacées pour des raisons techniques ou légales, il devra vous en informer. Une facture peut par exemple être conservée pendant 10 ans.
En l’absence de réponse ou si celle-ci vous semble injustifiée, vous pouvez saisir la CNIL pour appuyer votre demande. En dernier recours, il est possible de déposer une plainte auprès de ses services.
Le droit à l’effacement s’applique si : la conservation des données n’est plus utile, vos données sont utilisées à des fins de prospection, vous retirez votre consentement, elles sont traitées illégalement, elles ont été collectées lorsque vous étiez mineur, leur suppression est requise par la loi.
C’est quoi l’Orias !
L’Orias est le registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance.
Il est le premier rempart pour savoir si vous êtes en face d’un vrai professionnel.
Lorsque vous vous adressez à un professionnel ou êtes démarché pour un crédit, une assurance ou des placements financiers, si celui-ci est immatriculé à l’Orias, c’est bon signe. Vous êtes bien en présence d’un professionnel qui a l’autorisation d’exercer, qu’il soit courtier, mandataire, agent d’assurance, conseiller en investissements financiers ou même cagnotte en ligne.
Ainsi avant de vous engager, il est fortement recommandé de consulter le site de l’ORIAS : orias.fr pour vous assurer que votre intermédiaire y soit bien inscrit.
Lors de la connexion, comment doit-on s’y prendre pour retrouver un professionnel ?
Grâce au numéro Orias : Il est présent sur tous les documents commerciaux, d’information et de conseil qui vous sont délivrés par votre intermédiaire, mais aussi sur ses publicités ou son site web. Lors d’un démarchage téléphonique, ce numéro doit aussi vous être communiqué.
A l’inverse, un professionnel qui n’est pas inscrit à l’Orias ne peut pas vous vendre de produits. Les intermédiaires inscrits à l’Orias sont tenus de vous proposer un produit qui correspond à vos besoins.
Attention toutefois, l’Orias ne contrôle pas leurs pratiques professionnelles. Enfin, sachez que la consultation du registre de l’Orias est gratuite et accessible à tous.